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La saga base ball, acte 2

Bon, on en était restés sur les pom pom girls hier.

Même si elles font presque partie intégrante de l’équipe, que les dominicains aiment les femmes très peu vêtues, là pour ce qui est du base ball, ils ne viennent pas (que) pour ça !

 

Ici, on vit la pelota comme une histoire de famille, rappelez vous mon collègue, il va mieux d’ailleurs gracias a Dios, il se dit que se sera pour l’année prochaine, on se console comme on peut direz-vous.

 

Bon, le fait que certains soient traumatisés par une défaite vient peut-être aussi du fait qu’ils font des paris sur les équipes. Comme le loto foot en France, mais il ne suffit pas de donner le nom de l’équipe qui gagnera, ce serait trop facile, on vous demandera en plus de donner le nombre de carreras que cette équipe gagnera…

Si vous vous trompez d’un point, c’est perdu, en même temps, il faut bien une petite difficulté, les gains peuvent être très importants, selon la somme initiale que vous déposerez.

Sur le bulletin que l’on vous remet, il est toujours noté ce que vous risquez de gagner.

A titre d’anecdote, mon cher et tendre, lorsqu’il va jouer et qu’il perd (je ne l’ai JAMAIS vu gagner, même pas un chele = centime) hurle « M…., j’ai perdu 5000 pesos. Fais c….»
En même temps vous poussez un souffle sachant que ce n’est pas la somme qu’il a jouée…

Vous l’aurez donc compris, ce type de negocio est donc très fructueux, c’est le rendez-vous des hommes de la fin d’après midi (de la journée pour certains), tous sont équipés de télés diffusant les différents matchs, et ou parfois, on vous propose même un bar.

 

                                                  sosasammy01.jpg
                                                                Le Sami Sosa (Inter)National

le montant des contrats (pour une saison de 6 mois) signés par les joueurs, c’est par ici :

La pelota est internationale, on s’échange des joueurs entre pays.

Ici, dans la ligue nationale, beaucoup de joueurs viennent des Etats-Unis, "achetés" à prix d'or, logés dans les meilleurs hôtels du pays (selon l'équipe ou ils joueront: il est plus agréable de jouer à Saint Domingue qu'à San Francisco de Macoris...).

Beaucoup de dominicains (de San Pedro, d’ailleurs je me demande comment les Estrellas peuvent être si… nulles, la ville étant considérée comme le berceau dominicain de la pelota).

Beaucoup font fortune et jouent dans les meilleures équipes américaines : Sami Sosa, qui a commencé sa vie comme limpia botas = cireur de chaussures (il se murmure qu’il sera dans l’équipe Vigilentes du Texas cette année), Albert Pujols (Cardenals de San Luis), Pedro Martinez (Mets de New York), David Ortiz (Colorado), Manny Ramirez (Red Sox de Boston).

 

Leur retour au pays est toujours très attendu, ils sont reçus comme des rois dans leurs villes natales, ou on attend d’eux quelques dons.

Pour les reconnaître lorsqu’ils sont ici : ils roulent souvent dans des Humer, (vous savez ces voitures-chars de guerre à peine visibles dans la rue)

D’ailleurs, beaucoup ont été très critiqués après la tempête Noël pour n’avoir fait aucune donation, matérielle ni financière.

Sami Sosa, par contre a rempli son jet privé de toutes sortes de produits de premières nécessités pour les plus démunis, un geste salué dans la presse.

En même temps, il peut... pour vous souhaiter, pour de bon cette fois un très bon week end, voici

(Attention, asseyez-vous d’abord !)

http://www.dominicanaonline.org/portal/espanol/grandeligas/cpo_gdes_contratos.asp

 

                                                                      CONTINUARA!
                                                                         A SUIVRE!

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